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Parce qu'ils faut toujours des stars intouchables pour mieux mettre en évidence les exploits de nos petits français, voici selon moi les joueurs les plus marquants du tennis moderne (depuis 1986, période où j'ai commencé à m'interesser au tennis).

  YVAN LENDL : Il faut toujours un méchant pour de belles histoires, celui qu'on adore détester. Lendl était de ceux-là. Avec Lendl, on ne rigole pas. L'antipathique placide qui prend des plombes pour servir. Un jeu exclusivement de fond de court et une domination sans partage dans la deuxième moitié des années 1980, soit l'époque de mes premiers souvenirs tennistiques. S'il devait composer avec Wilander pour les grand chelems, il occupera de manière quasi exclusive la première place mondiale. Seule ombre au tableau, comme Wilander, il échouera toujours à Wimbledon où il arrivera régulièrement en finale ou demi-finale. Mais s'il fallait retenir un moment culte, ce serait ce huitième de finale de Roland Garros 1989, où Michael Chang surprend tout le monde avec un service à la cuillère, puis en s'avançant jusqu'au carré de service pour la balle de match.
  BORIS BECKER : Si Lendl n'a jamais pu s'imposer c'est en partie à cause de l'allemand Boris Becker, blondinet au balancier si caractéristique au service, qui fera main rase sur les tournois de Wimbledon. Doté d'un superbe service qui dépassait les 200 km/h et d'un jeu percutant, il m'impressionnait d'avantage qu'Edberg au jeu plus stéréotypé (service-volée systématique). Comme tous les grands attaquants, il manquera au palmarès de Becker le tournoi de Roland Garros malgré trois demi-finales. Mon plus beau souvenir reste Roland Garros 1988 et sa défaite en huitième en cinq sets face à Henri Leconte euphorique.
  PETE SAMPRAS : Profonde admiration pour ce numéro 1 mondial, immense serveur et volleyeur, plus fort que Becker et Edberg réunis.  Il y a encore plus rapide au service, avec Ivanisevic ou Philipoussis, mais Sampras a un jeu bien plus complet. Il va dominer pendant 10 ans le tennis mondial mais n'aura jamais su adapter son jeu à la terre battue parisienne. Plus grand souvenir, sa défaite en finale de Coupe Davis en 1991 (il était encore jeune) face à un Henri Leconte ressurgi d'outre-tombe.
  ANDRE AGASSI  : Roland Garros 1990 me fait découvrir Agassi, un joueur qui révolutionne d'abord le tennis par son coupe et son allure décontractées. S'il va patir des performances de Courier et surtout Sampras (7 finales de grand chelem perdues pour Agassi), Agassi sera le seul à réussir à s'imposer sur les quatre tournois du Grand Chelem. Surtout, Agassi avait un jeu très séduisant. Seul joueur de cette sélection à avoir un revers à deux mains, formidable contreur, notamment en retour de service, il était extrèmement combattif, toujours pressé d'en découdre (toujours le premier prêt à entamer le jeu). En fin de carrière, il permettra à Sébastien Grosjean de réaliser un quart de finale de folie à Roland Garros en 2001.
ROGER FEDERER : Le plus grand palmarès de tous les temps, juste devant Sampras, avec 14 tournois du Grand Chelem, série en cours, et surtout en remportant ces tournois sur les 4 Grands chelems. Plus polyvalent et moins tourné vers le filet que Sampras, Federer a fait mieux que son prédecesseur en moins de temps. Il ne lui reste plus qu'à confirmer dans la durée, Nadal ayant aujhourd'hui un ascendant psychologique sur le Suisse.
   

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