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Publié le par Turbessel

Pour faire partager mes goûts cinématographiques, j’ai décidé de mettre en valeur quelques scènes cultes de mon expérience cinématographique. L’accent étant mis sur des passages précis de films, certains films que j’adore passent ainsi à la trappe. Je n’ai donc gardé que les scènes les plus marquantes, celles qui me reviennent tout du moins. Elles trahissent généralement mes goûts, voire même mon trait de caractère. On y décèle ainsi mon attachement aux personnes incomprises, aux grandes injustices ... J’y ai volontairement exclu le registre de la comédie pour ne garder que les émotions les plus intenses du cinéma.

Le cercle des poetes disparus (1990) "Oh capitaine mon capitaine !"

Contexte : Le professeur Keating enseigne la poésie comme nul autre. Il enseigne aux éleves à ne pas reciter bêtement les discours pompeux de théories sans âme mais à avoir leurs propres idées sur la poésie. Malheureusement, Keating est jugé responsable de la mort d'un élève dont il aurait eu une mauvaise influence.

Pourquoi j'ai aimé : Je me retrouve beaucoup dans le personnage de Todd. Le gamin introverti qui vénèrait son professeur, c’était moi. Celui qui manquait d’assurance et rêvait de monter sur la table pour dénoncer une injustice en clamant haut et fort Oh capitaine mon capitaine, c’était encore moi.

 


Ghost (1990) : "L’adieu"

Contexte : Sam meurt à la suite d'un cambriolage qui a mal tourné. Il finit par démasquer le coupable et sauver ainsi Molly de ses griffes. Mais avant de quitter ce monde, il lui reste une tâche à accomplir, dire au revoir à celle qu'il aime, Molly.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que le thème de la mort, du départ de l’être aimé me touche au plus haut point. Parce qu’il est tant injuste de mourir quand on s’aime.


La liste de Schindler (1994) : "Qui sauve une vie sauve le monde entier".

Contexte : Oscar Schindler est ambitieux. Il veut profiter des temps de guerre pour faire fortune, profiter de la main d’œuvre gratuite que sont les juifs pour faire fructifier son usine. Mais par ses actes, il va sauver des milliers de vie. La scène qui nous concerne est la scène finale : les juifs expriment leur gratitude envers Schindler.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que c’est beau de voir un homme faire le bien et de s’effondrer parce qu’il croit ne pas avoir assez fait. Parce que cela conclut en beauté un film tout simplement splendide.


Braveheart (1995) : "Robert le Bruce fidèle à son serment"

Contexte : William Wallace, à la tête d'une armée en lutte pour l'indépendance de l'Ecosse, finit par se faire capturer, victime de la traitre lacheté de Robert le Bruce. A près être torturé, il ne renoncera jamais à son désir de liberté et sera décapité. Mais sa mort ne sera pas veine : Robert le Bruce décide de reprendre le flambeau de la lutte.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que j’aime l’honneur, la fidélité à la promesse donnée. J’aime ce courage d’affronter l’adversité pour les valeurs qu’on défend. J’aime enfin cette idée qu’un lache peut devenir courageux, qu’un « mauvais » puisse devenir « bon ».


Raison et sentiments (1996) : "Vous n’êtes pas marié ? "

Contexte : Elinor pense que l’homme qu’elle aime, Edward Ferrars, s’est marié avec Lucy Steeles, par respect envers un engagement de jeunesse. Conduite par sa raison, Elinor a toujours gardé pour elle ses sentiments, aussi douloureux qu’ils soient, contrairement à sa sœur Marianne, éperdument amoureuse du beau Willoughby, au point d’ignorer le triste mais aimant Colonel Brandon. L’arrivée impromptue d’Edward, et la découverte que le mariage concernait non pas Edward Ferrars mais son frère, vont conduire Elinor aux larmes, conséquence de tout ce qu’elle a retenu de chagrin jusque là.


Pourquoi j’ai aimé : Au-delà du joli qui-pro-quo qui amènera à cette fin heureuse et du formidable jeu tout en retenue d’Emma Thompson , le film met à mal les supposées vertus du romantisme. Le romantisme, c’est l’expression des sentiments, la fougue de la passion, incarnées par la jeune Marianne. Elinor incarne quant à elle la raison et la retenue, mais son amour n’en est pas moins intense : tout au contraire il s’exprime ainsi avec davantage d’humilité et de sincérité.


La vie est belle (1998) : "Bonjour Princesse !" 

Contexte : Guido aime surprendre son épouse (sa princesse). Il ne rate pas une occasion pour egayer un peu la vie avec sa folie et pour clamer haut et fort à son épouse : "Bonjour princesse !". Et quand il est enfermé dans un camp de contentration, pour préserver son fils, il lui fait croire qu'il s'agit d'un gigantesque jeu avec comme gros lot un magnifique char d'assaut. Même dans ce camp de concentration  il trouve toutes les occasions qui se présentent pour communiquer avec son épouse.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que c'est beau de voir ce clown de Guido faire toujours preuve d'ingéniosité et de courage pour pouvoir toujours surprendre sa femme et son fils, même dans les plus pires occasions. Parce que cette scène est particulièrement touchante.


Sixième sens (2000) : "L'alliance tombe au sol" 

Contexte : Malcolm Crowe est psychologue pour enfant. Après s'être fait agresser par un patient qu'il n'a pas su comprendre, il se replie sur lui-même et ne s'entend plus guère avec son épouse. Il décide d'essayer d'aider un jeune garçon qui fait d'étranges cauchemard. La scène de l'alliance est la clef de voute de l'histoire, où tout le film prend son sens.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que j’adore ce frisson, celui de tout comprendre en un instant, d’avoir été berné. de se rendre compte qu’on a été dupé par un scénario particulièrement malin.


Dancer in the dark (2000) : "La pendaison"



Contexte : Selma perd la vue mais travaille dur pour que son fils puisse se faire soigner. Mais Selma est victime de toute l'injustice du monde et commet l'irréparable par amour pour son fils. Elle est condamnée à mort.

Pourquoi j’ai aimé : Parce que les injustices sont les choses qui me touchent le plus. Dans le même registre que Les misérables, l’admirable œuvre de Victor hugo, Dancer in the dark touche à l’émotion pure. De ma vie, je n’ai jamais autant la gorge serrée par tant d’injustice. Critiqué comme Hugo pour sa recherche du mélodrame, Lars von Triers m’a laissé sans voix.


Love actually (2003) : "La cassette vidéo du mariage"

Contexte : Juliet se rend chez Mark, un ami de son mari. Elle sait très bien que Mark ne l’apprécie guère mais aimerait avoir une vidéo de son mariage. C’est alors qu’elle découvre qu’on ne voit qu’elle sur la cassette.  

Pourquoi j’ai aimé : parce que cela traite d’un homme incompris, qui aime une femme sans qu’il ne puisse nourrir aucun espoir.  Parce que j’aime ces révélations involontaires des sentiments.

 
 
 
 


Commenter cet article

Harrianne-Potter 22/12/2011 10:11


Je suis completement d'accord avec toi pour Raison et Sentiments . Dans cette scène on voit bien que les choses sont tendus entre les personnages et on voit que tout se détend lorsqu'elle se met
à pleurer de joie . C'est tout le génie de Jane Austen qui est mis en valeur à travers cette scéne

Jocelyn 06/01/2012 22:58



Je suis heureux de voir que tu partages mon avis sur cette magnifique scène !


Merci de ton passage sur ce modeste blog. ;)



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