Mercredi 1 septembre 1999

Le jeu d’action est protéiforme. A l’origine, il constitue le socle du jeu d’arcade,  sous différentes formes comme le  shoot-em-up (Nemesis ou Ikary Warriors en 1987)  ou le jeu de plate-forme (Wonderboy en 1986), entre autres. Avec l’arrivée de la 3D, les jeux d'action sont désormais en 3D, qu’ils soient en vue subjective dite FPS (Doom) ou à la troisième personne (Tomb Raider).

PRINCE OF PERSIA (CPC 6128, 1990) a été un choc visuel. Ce jeu de plate-forme avait un personnage aux mouvements incroyablement réalistes pour l'époque. Comparé aux attitudes figées des personnages en mouvement de tout autre jeu de plateforme sur 6128 (Green Beret, Wonderboy, ... ), le prince épatait par sa palette de mouvements : se suspendre contre un mur, sauter, combattre ... Tout cela était du jamais vu, alors que mon CPC, lui n'avait pas changé. Les niveaux étaient très bien conçus, avec plein de pièges et d'énigmes. Tout devait être fini en une heure, il ne fallait pas trainer. Avec Mario et Donkey Kong Country, il est sur le podium des meilleurs jeux de plate-forme.



WOLFENSTEIN 3D (PC 386 DX 40, 1992) Bien que moins populaire que Doom, Wolf 3D est un jeu mythique, le jeu fondateur du genre vidéoludique le plus représenté sur PC, le shoot à la première personne (FPS). Si Ultima Underworld venait tout juste de sortir avec une réalisation technique plus exceptionnelle , Wolf3D était un vrai jeu d’action nerveux incroyablement fun pour l’époque (attention au tournis, tout de même). Il a posé les règles du FPS, et s’est rapidement propulsé sur tous les ordis grâce à sa diffusion sous forme de shareware, ce qui en a fait un jeu culte.


DOOM et DOOM II (PC 486 DX2-66, 1994) Après Wolfenstein3D en 1992, iD Software récidive avec Doom et Doom2, deux jeux sortis courant 1994, toujours largement diffusé sous sa forme shareware. Si je suis manifestement passé à côté de Doom (bloqué par la méconnaissance de la touche de saut, je ne suis pas allé très loin :D), je n’ai pu que constaté avec Doom 2 le saut qualitatif par rapport à Wolf3D : les décors sont tellement plus beaux, les plafonds sont rehaussés, les fenêtres et escaliers apparaissent permettant des combats sur plusieurs niveaux, les armes et ennemis sont plus variés.


DARK FORCES (PC 486 DX2-66, 1995) apporte sa contribuation à l'histoire du FPS. Tout d’abord, il s’appuyait sur un univers particulièrement stimulant, l’univers Starwars, ce qui permettait de faire succéder les niveaux avec enfin une vraie histoire pour liant. Il était aussi plus réaliste, avec une utilisation intelligente de la souris, permettant de baisser ou lever la tête à l’envie. Il était également plus exigent : contrairement à Doom, il fallait être précis pour abattre un ennemi.


DUKE NUKEM 3D (PC 486 DX2-66, 1996) n'est pas une révolution technique. En 1996, l'innovation venait encore une fois d'iD Software, qui, en sortant Quake, introduisait de la vraie 3D au FPS (même pour les personnages). Et pourtant, même s'il y a des partisans de Quake, c'est Duke Nukem, de 3DRealms, qui lui volera la vedette, en apportant beaucoup plus de fun, des décors enfin degommables, des armes au rendu vraiment sympa. Le pied. 


COUNTER-STRIKE (PC ATHLON 550, 2000) marque un nouveau pas dans le FPS. La démo d'Half-Life m'avait bluffé, mais le jeu complet m'a irrité à tourner en rond sans savoir où aller. C'est uniquement avec le Mod d'Half-Life, Counter-strike, que j'ai été conquis. Dédié au multi-joueurs, il ne s'embarrassait pas d'énigmes frustrantes. Il n'y avait que de l'action pur jus. Quel pied de jouer du sniper comme un lâche.


CALL OF DUTY (PC ATHLON XP 1800+, 2003) N'ayant pas joué à Medal of Honor, Call of Duty est mon premier FPS ancré dans une réalité historique. Se déroulant pendant la seconde guerre mondial, le jeu marque les esprit par sa grande linéarité qui constitue non pas un point faible mais une force, puisqu’elle permet enfin une vraie scénarisation des missions avec des enchainements spectaculaires. On se croit vraiment dans un film de guerre, les références au Soldat Ryan ou à Stalingrad sont d’ailleurs évidentes. L'actionn est par ailleurs diversifiée puisqu'on peut être amené à conduire toute sorte de véhicules.


PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS (PC ATHLON XP 1800+, 2003) Le jeu réussit à garder l'esprit du modèle dont il s'inspire tout en étant révolutionnaire techniquement.  Un parfait mélange entre Prince of Persia et Alone in the Dark, alternant phases d'exploration et de combat. Le nouveau Prince of Persia rend Lara Croft ringarde. Sa panoplie de mouvement est impressionnante : il bondit sur les murs, s'agrippe aux poteaux, se balancent entre des cordes. Ses prouesses acrobatiques m'épatent tout autant que celles du tout premier Prince of Persia en son temps, ce qui est un tour de force pour un joueur souvent blasé. Après tant de FPS, Prince of Persia nous rappelle que le jeu d’action à la troisième personne garde tout son charme.


SPLINTER CELL : CHAOS THEORY (PC ATHLON XP 1800+, 2005, acheté en 2006) est à la frontière du jeu d’action. Un peu à la manière de Commandos en son temps, mais en véritable 3D, Splinter Cell est un jeu d’infiltration particulièrement prenant que je découvre assez tardivement (le tout premier Splinter Cell est sorti en 2003). Un jeu où il ne faut se la jouer bourrin mais au contraire jouer de tous les éléments dont on a à notre disposition, se fondre dans l’obscurité, utiliser son matériel high tech et sa souplesse pour éliminer les gardes sans alerter tout le voisinage. Une expérience originale extrêmement concluante et actuellement inégalée.
 
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