Mercredi 1 septembre 1999
J’y range les jeux qui privilégient la réflexion sur l’action. Les jeux de stratégie mèlent deux ingrédients à proportion variable : une partie gestion (le joueur doit gérer un certain
nombre de critères : économiques, politiques, diplomatiques, culturels, sportifs, industriels, voire écologiques) et une partie tactique (la manière de gagner les différentes batailles dans
le cadre de notre stratégie globale). Certains jeux ne comportent que la partie gestion (Simcity et consorts), d’autres ne comportent que la partie tactique (échecs, …)
BOULDER DASH (CPC 6128, 1985) est un jeu de reflexion indémodable, souvent copié,
et qui fonctionne toujours aujourd'hui. Course contre le temps pour récupérer le maximum de diamants avant de se diriger vers la sortie, le concept était simple mais particulièrement
efficace. A la moindre erreur, le passage s'obstrue et c'en est fini. Il y avait d'ailleurs un certain plaisir à voir une cascade de rochers s'écrouler et à devoir éviter tout ce cataclysme
pour se frayer un passage. La tâche devenait vite ardue, le challenge reste d'ailleurs intact de nos jours.
CIVILIZATION (PC 386 DX 40, 1991) est une vraie drogue. A une époque où je
ne jurais que par le wargame sur plateau, Civilization m'a fait découvrir le jeu de stratégie sur micro. Le hit de Microprose permettait de devenir le maître du monde en bâtissant un empire à
travers les âges. A peine une partie achevée que l'on voulait en refaire une autre pour trouver une stratégie plus efficace. Les versions suivantes ne feront qu'améliorer le jeu par petite
touche. Ainsi Civilization 2 (1996) a apporté la représentation en 3D Iso et Civilization 4 la représentation en vraie 3D et l'ajout des zones d'influence culturelle.
DUNE 2 (PC 386 DX 40, 1992) a inventé le jeu de stratégie en temps réel. Warcraft, 1er du nom,
sortira deux ans plus tard, avec une jouabilité bien plus plaisante. Mais Civilization leur est tellement supérieur que ces deux titres ne m'ont pas énormément marqué. Malgré tout, ces
deux titres sont cruciaux car ils sont les précurseurs d’un genre à part, les jeux de stratégie temps réel, nom un peu galvaudé car le temps réel implique des choix biens plus tactiques que
stratégiques.
THE SETTLERS (PC 486 DX2-66, 1994) est une jolie réussite. Il s’agit de
constituer une véritable petite société interdépendante. C’est tout un petit monde qui s’agite, une multitude de professions complémentaires qu’on se doit d’organiser afin de faire vivre notre
petit monde. Les graphismes sont mignons et l’aspect militaire finalement peu marqué. A l’heure des jeux de stratégie temps réel, il était vraiment appréciable d’avoir un jeu qui mette en avant
la gestion et l’organisation plutôt que la conquête.
TRANSPORT TYCOON DELUXE (PC P166+, 1996) est un digne héritier de Simcity ou Railroad Tycoon. Mais ici, il ne s’agit pas de bâtir une ville, mais de construire les réseaux de
transports nécessaires au développement des différentes villes qui composent la carte. Transport tycoon est de loin mon City builder préféré. Il n’a pas pris une ride et se joue toujours avec
autant de plaisir.
WARCRAFT 2 (PC P166+, 1996) Si Dune 2 et Warcraft ont posé les marques du genre, c’est Warcraft 2 qui imposera le genre. Le jeu de Blizzard se démarque d’abord par son
gameplay intuitif, qui deviendra la marque de fabrique de l’éditeur : il est beaucoup plus facile de gérer et déplacer ses troupes, ce qui conduit à un jeu beaucoup plus rythmé et beaucoup
plus plaisant. Les unités sont variées (terrestres, aériennes, marines) et surtout jamais en surnombre permettant une gestion tactique intéressante. Toutes ses qualités se retrouveront 2 ans plus
tard dans un Starcraft futuriste lui aussi exceptionnel, avec trois races très différentes et pourtant très équilibrées.
COMMANDOS (PC P166+, 1998) est un jeu de stratégie original, proche du jeu d’infiltration. Si le jeu se déroule en temps réel, la progression doit être méthodique, afin
d’employer la tactique la plus adaptée à chaque situation. Il faut bien cela pour affronter toute une armée à l’aide d’une simple poignée d’hommes. Chaque membre du commando a ses compétences
propres qu’il faudra mettre au profit de l’équipe. Les missions sont vraiment captivantes, et l’originalité du concept en fait un jeu culte.
WTAMAIL et TENNISJPEM (à partir de 2002) sont des jeux par e-mail, ce qui sous-entend que l’on rend ses ordres tous les week-end. Il s’agit
de gérer un joueur de tennis pour le hisser au sommet de la hiérarchie mondiale . Pour cela, il faut l’inscrire aux différents tournois d’une saison (1 jour de jeu = 1 jour du calendrier) et
gérer un tas de caractéristiques pour faire de son joueur une terreur du circuit. Tout l’intérêt du jeu est que l’on affronte de vrais adversaires, avec un forum actif où l’on se charrie beaucoup
et où la victoire n’en est que plus belle. Probablement le jeu pour lequel j’ai passé le plus de temps.
WARCRAFT 3 (PC ATHLON XP 1800+,
2002, acheté en 2003) Blizzard est vraiment le maitre en la matière. Avec ce troisième épisode, il parachève sa suprématie sur le jeu de stratégie en temps réel. Le jeu évolue en reprenant pas
mal d’éléments du jeu de rôle, rendant la campagne intéressante avec des missions variées. Fort de l’expérience de l’excellent Starcraft, Warcraft s’enrichit de deux nouvelles races au gameplay
bien personnalisé, mais toujours dans le respect des équilibres entre races. Excellent en solo, le jeu culmine en mode multi-joueurs, où les sensations sont uniques à condition d’avoir un joueur
du même niveau que soi pour opposant.
L'ENTRAINEUR 2003-2004 (PC ATHLON XP 1800+, 2003, acheté en 2004), c'est plein de tableaux et de chiffres. Et un petit terrain où des pastilles bougent et marquent des buts.
Même sans être fan de foot, j'aime ces jeux qui permettent de fouiner à travers des tonnes de chiffres pour trouver l'équipe type la plus performante. Et plus ya de statistiques,
plus j'adore ça. Allez comprendre ... J'avais déjà découvert ce plaisir sur CPC avec Football Manager, mais L'entraineur 2003 était bien plus poussé qu'à l'époque du CPC,
et m'a d'ailleurs permis de combler mes lacunes dans un sport où j'étais inculte.