Mercredi 1 septembre 1999

Le jeu d’aventure privilégie l’intrigue, l’univers, la découverte et l’exploration. Il y a des enigmes à résoudre, des objets  à récolter, pour que l’histoire se poursuive. Peu importe la représentation utilisée, vue à la 1ère personne (Myst, Dungeon Master) ou à la 3ème personne (Sam and Max, Baldur’s Gate), peu importe l’univers choisi (médiéval-fantastique, futuriste, historique, ...), le point essentiel est le dépaysement. Sierra et LucasArts ont été longtemps les maîtres du point&click, où la souris est l’instrument principal de navigation entre les différents écrans. Inspirés des jeux de rôle sur plateau, un genre à part a également existé, le RPG : il se distingue des autres jeux d’aventure par une plus grande attention au personnage que l’on interprète, personnage qu’il faut équiper et faire progresser. La plupart des jeux dits « de rôle » sur ordi sont en fait des jeux d'aventure utilisant des codes du jeu de rôle papier.

LE NECROMANCIEN (CPC 6128, 1987) Premier jeu de rôle auquel il m’a été donné de jouer. C’était l’époque des livres dont on était le héros. Ce jeu ne faisait que reproduire sur CPC ce qu’on pouvait vivre en lisant ce genre de livre.



HEAD OVER HEELS (CPC 6218, 1987) est mon 1er jeu de plate-forme en 3D isométrique. Cette 3D iso perturbait le novice que j'étais, puisqu'il y avait un décalage entre les touches haut-bas-gauche-droite et les déplacements dans le jeu. Mais une fois les mouvements assimilés, ce jeu d'aventure est très vite prenant avec une énorme durée de vie et des casse-têtes usants. Les deux personnages que sont la tête et les jambes, aux aptitudes différentes devaient se compléter pour résoudre au mieux  les énigmes. Je n'ai jamais réussi à finir ce jeu à la durée de vie exemplaire pour l'époque, il m'a toujours manqué quelques couronnes particulièrement ardues à obtenir.

ALONE IN THE DARK (PC 386 DX 40, 1992) est le premier jeu où l'on peut diriger un personnage à la 3ème personne dans des décors en vrai 3D. C'est également un jeu à l'ambiance si particulière, où la peur surgit de chaque pièce, et où les graphismes anguleux donnaient un charme certain à la maison hantée et ses habitants. La bande son, elle aussi était très réussie pour l'époque, avec des craquements de parquet, et autres bruitages à effrayer plus d'un. Même s'il ouvrait la voie à un Resident Evil ou un Tomb Raider qui s'inspireront grandement, Alone in the dark était avant tout un vrai jeu d'aventure avec ses énigmes à résoudre.

ULTIMA UNDERWORLD (PC 386 DX 40, 1992) est un jeu de rôle dont on se rend compte aujourd'hui qu'il a été techniquement révolutionnaire pour l'époque. Conçu comme une sorte de Spin Off de la série culte des Ultima en 3D Iso, Ultima Underworld ose une représentation subjective dans un monde souterrain mais dont le déplacement se fait en continu et non case par case., et ce, quelques semaines avant la sortie d’un Wolfenstein 3D moins poussé techniquement. J’ai cependant découvert autrement que par les revues Ultima Underworld par son épisode 2 l’année suivante, donc juste après Wolfenstein 3D, d’où un effet de surprise moindre. Ultima Underworld fait aujourd'hui partie de cette sélection parce qu'il était un vrai percurseur, mais dans les faits, je pense avoir d'avantage joué à des jeux moins révolutionnaires techniquement comme à Ultima 8. (vue 3ème personne en 3D iso.) ou à Lands of Lore. (vue subjective case par case), jeux pourtant sortis plus d'un an après.

INDIANA JONES AND THE FATE OF ATLANTIS (PC 386 DX 40, 1993) est le premier jeu point and click qu’il m’a été donné de jouer. Le jeu avait le mérite de ne pas reprendre la trame des films mais de proposer une histoire originale sur l’Atlandide. Il était plutôt plaisant de retrouver l’univers archéologique plein de pièges. A défaut de trouver la solution, je suis resté bloqué proche de la toute fin du jeu. Mon manque de patience, lorsqu’il s’agit de trouver l’action à réaliser (qui n’apparait pas toujours comme logique) sera mon seul handicap pour apprécier ce type de jeu.


GABRIEL KNIGHT 2 : THE BEAST WITHIN (PC 486 DX2-66, 1995) Habituellement, mon impatience me faisait lâcher prise dans les point&click. Mais Gabriel Knight m'a complètement converti au genre. Apportant le « tout vidéo » dans le jeu d’aventure, je m'épatais d'un simple reflet de miroir. Mais la technique n’est pas tout, d’autant plus qu’il y a des précédents comme Under a Killing Moon. C’est avant tout grâce à une intrigue  adulte, instructive  et passionnante, que le jeu se démarque. Il suffit de me parler de Wagner, de loups-garous ou de Louis II de Bavière pour me faire encore frissonner.


LES CHEVALIERS DE BAPHOMET (PC P166+, 1996) Après Gabriel Knight 2, difficile de retrouver un jeu d’aventure à sa hauteur. Les chevaliers de Baphomet réussit pourtant le défi de constituer une référence du jeu point&click. Le côté dessin animé donne un rendu particulièrement réussi et soigné, assez bluffant pour l’époque. L’histoire est également intéressante, proche d’un bon Indiana Jones. On mesure d’ailleurs les progrès accomplis, comparé à Indy 4. 



BALDUR'S GATE (PC P166+, 1999) permet le grand retour du jeu de rôle en 3D isométrique propre à la célébrissime série des Ultima. Outre les progrès graphiques depuis Ultima 8, l’un des points forts du jeu était de pouvoir faire une pause à chaque fois qu’on le souhaitait, rendant les combats plus tactiques que s’ils étaient obligatoirement en temps réel. Cette pause est d’autant plus vitale qu’on pouvait gérer un vrai groupe d’aventuriers
.

THE ELDER SCROLLS : MORROWIND (PC ATHLON XP 1800+, 2002, acheté en 2003) est une référence du jeu de rôle sur PC. Entièrement en vue subjective, le jeu, troisième de la série des The Elder Scrolls, épate par ses graphismes époustouflants, incroyables pour un jeu en vrai 3D vue subjective sur un territoire aussi vaste. Morrowind offre une totale liberté d’action, avec des quêtes innombrables et une durée de vie énorme. Il ya toujours quelque chose à faire sans que rien ne soit imposé. Un vrai plaisir pour tout grand voyageur. Oblivion ne fera que confirmer par la suite. 


GUILD WARS (PC CORE DUO, 2005, acheté en 2007) est mon premier jeu de rôle en ligne. Sans abonnement, le jeu est pourtant à la hauteur de ses principaux concurrents. Il apporte énormément au jeu de rôle, puisqu’il introduit la collaboration entre joueurs. Les différents classes sont très bien équilibrées (on y reconnait là la patte des créateurs de Warcraft), avec de nombreuses compétences. S’il présente des défauts mineurs  inhérents au jeu en ligne (moins le temps de s’intéresser à l’intrigue, par exemple), cela reste une expérience marquante, reléguant Baldur's Gate au placard.

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