Mercredi 8 juillet 2009
Transformers 2 reprend les mêmes ingrédients que le premier épisode. L’effet de surprise n’étant plus là, le réalisateur mise sur la surenchère de robots, dont quelques uns sont impressionnants. La recette semble fonctionner à merveille, il suffisait de tourner la tête pour voir les gamins ébahis par cette débauche d’effets spéciaux (il faut dire que les transformations sont particulièrement bien rendues). Les adolescents boutonneux sont également aux anges, la langue pendante devant les apparitions de Megan Fox ou Isabel Lucas. Chose rare, le film s’est conclu par une salve d’applaudissements, témoignage de l’effet produit sur le public (à moins que ce ne soit ironique ?).
 
Les effets spéciaux sont cependant un trompe-l’œil visant à faire oublier un scénario inexistant, dans la pure tradition des mauvais blockbusters américains. Comme toujours, pas un dollar n’a été investi dans le scénario, ce qui est incroyable vues les sommes engagées. Mais avec un peu d’humour potache et une énorme dose de scènes d’action, il y a de quoi oublier quelques instants ses neurones, si bien qu’on comprend le succès que le film obtient auprès du public, à défaut de s’en satisfaire.
 
Plus grave est la façon dont les personnages sont caricaturés. Passons Shia Lebœuf, qui ne m’a jamais convaincu dans ses films, mais qui n’est pas aussi ridicule que dans Indiana Jones. Les personnages secondaires, eux, sont massacrés.  Les robots, trop nombreux, ont un humour qui ne fait rire qu’eux (effet JarJar Binks en perspective) et manquent cruellement de personnalité. Les militaires américains sont stéréotypés au possible,  droits comme des piquets, sûrs d’eux-mêmes. Ils y vont gaiement, sans peur, avec leur petit fusil d’assaut contre d’immenses robots tout en s’opposant au « très méchant » politicien qui ne comprend jamais rien. Enfin, et surtout, la vision des femmes est honteusement misogyne et réductrice. On reconnait la patte de Michael Bay, au regard plutôt machiste, qui ne représente ses personnages féminins que pour assouvir ses fantasmes. Megan fox en particulier, dont le rôle est  plus limité encore que dans le 1er épisode, n’est là que pour sa plastique, ce que nous fait comprendre le réalisateur dès sa première apparition, en reluquant sans vergogne la demoiselle de la tête aux pieds. Navrant.
 
L’indulgence restera de mise parce que les robots rutilants nous en mettent plus la vue et que le film, ne se prend guère au sérieux. Le film réussit à divertir sans ennuyer, malgré des tares monstrueuses.

    
Par Jocelyn Lefetz - Publié dans : Critiques ciné
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Dimanche 5 juillet 2009


L’univers médiéval-fantastique (j’utilise ce terme parce qu’il est plus parlant que celui de fantasy selon moi) est un univers moyenâgeux  à lequel on rajouterait de la magie et des monstres fantastiques empruntés de la mythologie. Les références mythologiques se retrouvent dans le bestiaire notamment : elfes, nains, trolls, gobelins, géants, dragons, sont à l’origine des créatures de la mythologie nordique. Cet univers m’a fait rêver tout d’abord parce qu’il foisonne de héros et des monstres merveilleux. Ma découverte de ce monde merveilleux s’est faite en plusieurs étapes.

1° MUSCLOR, la préparation inconsciente à l'univers médiéval-fantastique ...


Musclor a bercé mon enfance. Inscrit au club de Musclor (hihi, trop la honte aujourd'hui !), je regardais les dessins animés et jouais avec les figurines qui étaient vendus.  Musclor s’inspirait de toute évidence de Conan le Barbare, œuvre fondateur du genre. Musclor était juste plus édulcoré pour être accessible aux enfants. On n'est pas encore totalement dans l'univers médiéval-fantastique, mais avec du récul, Musclor m'aura inconsciemment préparé à cet univers.

Ma figurine préférée, Kobra, crachait son venin (de l'eau) lorsqu'on appuyait sur sa tête Modulok, une figurine modulable à l'envie. Si je voulais mettre un pied à la place d'un bras, suffisait juste de clipser. Mortel ! :D

2° LES LIVRES DONT VOUS ETES LE HEROS, l'initiation ...



Après quelques années à lire Jojo Lapin et Oui-oui (bah oui, c'était de mon âge, à l'époque), je me suis passionné pour les livres dont vous êtes le héros. Véritable phénomène des années 80, ces livres conciliaient la lecture avec le jeu. Il fallait tirer aux dés pour résoudre les combats, et faire des choix fondamentaux pour la suite de l’histoire. Si vous tournez à droite, allez au 42. Bien plus que Musclor, ces livres m’ont introduit dans cet univers médiéval-fantastique. Je passais des heures à étudier l’univers et rêver sur le bestiaire proposé.

 
3° L'OEIL NOIR, plongée dans l'univers ...


Les livres dont on est le héros m’ont inévitablement conduit au jeu de rôle papier, à travers l’un d’entre eux, l’œil noir. Beaucoup plus sophistiqué qu’un simple livre, il constituait un vrai jeu de société, avec les difficultés qu’il implique, celui de trouver des partenaires. J’arrivais parfois à convaincre ma sœur.  On dessinait le plan au fur et à mesure de l’aventure. Bien que peu pratiqué faute de participant, l’œil noir m’a définitivement accroché à cet univers. Cette fois-ci, on rentre de plein pied dans l'univers.

L'oeil noir m’a également incité à lire d’autres livres, notamment ceux dans la collection terres de légende, qui approfondissait l’univers.
L'auberge du sanglier noir. Superbe souvenir. Après s'être enfui de l'auberge par un passage secret, je me retrouve dans une grotte infestée de monstres. Mes premiers vrais souvenirs dans un jeu de rôle. Un des livres dans lequel je me suis plongé pour en connaitre davantage sur l'univers médiéval fantastique.

4° LES "JEUX DE ROLE" SUR ORDI, prolongement naturel ...



Les jeux de rôle sur ordinateur permettront le prolongement de l'univers à travers le jeu vidéo. Le terme de jeu de rôle est contesté par les joueurs de jeu de rôle sur papier car l’investissement personnel et le recours à l’imagination sont fortement diminués. Mais l’emprunt de l’univers médiéval fantastique ainsi que des caractéristiques des personnages rappellent fortement les jeux de rôle papier. L’identification est toujours de mise, la personnalisation lors de la création ou en se procurant armes et vêtements étant le cœur même du jeu.
 
Si le Nécromancien, mon 1 er jeu de rôle sur ordinateur, était juste la transposition d’un livre dont on est le héros sur micro, le jeu de rôle deviendra plus prenant par la suite. Notez que l’essentiel des jeux de role auxquels j'ai joué sur PC (Lands of Lore, Baldur's Gate, Morrowind, ...) utiliseront cet univers médiéval fantastique, d'abord parce que c'est l'univers le plus couramment utilisé, ensuite parce que j'avais été profondément marqué par l'Oeil noir et que par conséquence les univers de science-fiction ou vampiriques avaient moins d'impact à mes yeux.
 
Les MMORPG, et particulièrement Guildwars, amplifieront cette impression, avec enfin le retour de la notion d’équipe et de solidarité. Les personnalités de chacun se ressentent sur les personnages : mon personnage préféré trahissant mon caractère (la prudence, l'économie et le désir de faire le bien, essentiellement). Dans Guildwars, je prenais une prêtresse guérisseuse, qui se mettait en retrait du combat et veillait sur son équipe de combattants.
 
Par Jocelyn Lefetz - Publié dans : Autres articles
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Dimanche 21 juin 2009

D’un accès de prime abord laborieux, cette comédie sociale de Ken Loach peine à nous faire rentrer dans le sujet, si bien qu’on croit quelques instants qu’on va s’ennuyer ferme. Il n’en est rien. Le héros du film, un Eric anonyme, au bout du rouleau,  fan de la star Eric Cantona, devient sincèrement attachant lorsque commence à être évoquée son histoire avec sa première épouse. Quant à l’Eric Cantona, on sent bien que le footballeur adepte des maximes à deux balles n’est pas le comédien le plus juste de l’année, mais la sauce prend, parce qu’il caricature avec délice son personnage. Le film aux allures de drame social finit par franchir sans vergogne le pas de la comédie,  avec une « opération Cantona » en forme de happy-end particulièrement réjouissant. Il faut d’ailleurs rester jusqu’au bout, histoire de ne pas manquer cette incroyable image d’archive, une conférence de presse avec un Eric Cantona dans toute sa splendeur.
 

Par Jocelyn Lefetz - Publié dans : Critiques ciné
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Dimanche 21 juin 2009

Comme souvent un peu novice lorsqu’il s’agit d’une franchise comportant de nombreux fans,  je suis allé voir ce film sans connaitre précisément le décor planté par les précédents opus. Seule source d’indication, une bande annonce plutôt bluffante. Et on n’est pas déçu. Rapidement, on est plongé au cœur de l’action, dans des scènes tout simplement spectaculaires et captivantes. L’univers décrit est d’un réalisme saisissant. L’idée de porter le film à travers deux points de vue, deux héros,  Marcus Wright et John Connor, donne une dimension supplémentaire à ce film aux allures de Mad Max.  Les aventures de Marcus Wright éclipsent d’ailleurs la prestation plus pâle de Christian Bale en John Connor. Malheureusement, le film ne tient pas ses promesses jusqu’au bout. L’histoire semble perdre de sa dimension lorsque les deux héros se rencontrent. Surtout, le final est tout simplement scandaleux, révélant un scénario un peu idiot. Il y a d’abord Skynet qui explique sa stratégie pendant de longues secondes au héros, stratégie soit-dit en passant totalement absurde puisque revenant à amener le loup directement dans la bergerie. Il y a enfin le coup du noble sacrifice pour la cause, dernière scène risible  qu’on voit venir gros comme une maison, et qui détruit tout le travail accompli jusque là.
 

Par Jocelyn Lefetz - Publié dans : Critiques ciné
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